Le programme Engagés pour la qualité du logement de demain, porté conjointement par le ministère en charge du Logement et le ministère de la Culture a été lancé en 2022. Il vise à expérimenter des solutions permettant de concilier une plus grande qualité d’usage dans le logement avec les impératifs de sobriété écologique et d’excellence architecturale, urbaine et patrimoniale.
Il permet d’accompagner des porteurs de projet qui souhaitent tester de nouvelles modalités techniques, procédurales et contractuelles de production du logement. Il est opéré par le GIP Europe des projets architecturaux et urbains et associe une sphère de partenaires fortement mobilisés sur la qualité du logement.
Le programme Engagés pour la qualité du logement de demain propose un accompagnement à la carte, au plus près des lauréats, en répondant aux demandes et sollicitations grâce à tout un écosystème d’acteurs partenaires. Cette offre de service auprès des lauréats permet, autant que faire se peut, d’aider les projets à rentrer dans une phase opérationnelle. C’est également un travail d’observation et de remontée du terrain, au plus près des expérimentations qui alimente la capitalisation et la valorisation portées par le programme.
Chronologie
• 3 mars 2022: Annonce des lauréats
• 2022: Phase d’incubation des équipes lauréates, mêlant réflexion, conception, évaluation: études pré-opérationnelles, accompagnement par les partenaires pour lever les freins et favoriser l’innovation et le déploiement de la démarche architecturale.
• À partir de fin 2023: Phase de capitalisation et de valorisation. À partir des expérimentations, mise en place d’une série d’études transversales visant à monter en généralité en vue de produire une réflexion globale sur les nouvelles modalités de production du logement et déploiement d’un dispositif de valorisation pour mettre en visibilité les projets lauréats et leurs innovations.
• À partir de 2024: Chantiers des projets lauréats, premières livraisons.
• Été 2026: Bilan et fin du programme.
Livre Blanc réalisé par Arkéa Flex & MU Architecture. Explore les enjeux de la réversibilité et de l'évolutivité dans la conception architecturale et la production de logements, en proposant des outils et méthodes pour anticiper les usages futurs.
Ouvrage collectif coordonné par la FNAU et publié aux Éditions Gallimard. Rassemble analyses, retours d'expérience et propositions opérationnelles pour faire de l'abordabilité un levier d'inclusion sociale et territoriale. La contribution de Lola Davidson examine les formes d'innovation mobilisées pour concilier abordabilité et qualité d'usage.
Une exploration des équilibres à trouver entre espaces privés, communs et modes de vie collectifs dans les résidences sociales et étudiantes
Cette note, parue en avril 2025, propose une réflexion approfondie sur la manière de conjuguer espaces privatifs et espaces partagés au sein des résidences sociales et étudiantes. Elle s’appuie sur l’étude d’un site préfigurateur de réhabilitation pour illustrer comment le design des lieux et du mobilier peut favoriser la convivialité et la modularité des usages, en suivant un principe de “chronotopie”: chaque objet et chaque espace se reconfigurent selon les moments de la journée et les besoins des occupants.
Le document aborde également les enjeux économiques et organisationnels liés à l’animation et à l’entretien des espaces collectifs. Il présente différents schémas de financement (contributions locatives, subventions publiques, recettes d’activités) et décrit des pratiques d’accompagnement visant à garantir la pérennité et l’appropriation des lieux par les habitants, notamment à travers la présence de médiateurs ou de facilitateurs dédiés à la vie collective.
Cette note nous invite à considérer le logement comme un continuum incluant les espaces intimes, le mobilier et les lieux de partage: autant de leviers pour renforcer le lien social, l’autonomie des résidents et la qualité environnementale des bâtiments.
Les projets d’habitats participatifs convergent autour de la notion de bien commun laquelle peut être définie comme relevant d'une appropriation, d'un usage et d'une exploitation collectifs.
S’appuyant sur une gouvernance communautaire, les porteurs de projets s’accordent sur les conditions d'accès à la ressource, en organisent la maintenance et la préservent.
Le plus souvent, le projet exclut la propriété privée de ses habitants et favorise la mise en place d’un droit de jouissance de chacun sur le patrimoine détenu par tous. Ainsi, l’habitat participatif œuvre pour une implication active des futurs habitants à la conception, la réalisation et la gestion de leur futur lieu de vie, le tout guidé par une synergie en faveur d’une remise en question des modes usuels d’habiter et ce par l’intégration de principes plus écologiques, solidaires et coopératifs.
Ils comprennent par nature la définition d’espaces, de savoir-faire mais également de services pouvant être mis en commun tels que des jardins et potagers, laverie, chambre d’amis, voiture à partager. Ces projets doivent s’adapter aux parcours de vie des habitants en fonction de l’évolution des familles.
Un projet d’habitat participatif peut être créé au travers de formes associatives ou sociétales multiples. Plus particulièrement, l’article L. 200-2 CCH précise que, sans préjudice des autres formes juridiques prévues par la loi, les sociétés d'habitat participatif peuvent se constituer notamment sous la forme de coopératives d'habitants.
Qu’il s’agisse d’améliorer le bilan carbone d’une opération, d’optimiser l’analyse de cycle de vie d’un projet, de saisir l’opportunité d’un gisement de matériaux présents localement ou encore de redévelopper des savoir-faire, il existe de nombreuses raisons de faire appel à des matériaux biosourcés ou géosourcés. Toutefois, le développement des filières biosourcées est ralenti par plusieurs obstacles, comme le manque d’information sur les atouts de ces matériaux, les problèmes de structuration de ces filières à l’échelle locale ou encore le manque de formation des acteurs à propos de leur mise en œuvre.
Dans cette note, il sera donc question des bonnes pratiques et d’exemples concrets pour sécuriser au mieux leur utilisation.
De plus en plus de porteurs de projets et maitres d’ouvrage engagés pour la qualité du logement de demain s’interrogent sur les façons de « faire autrement », et notamment, comment:
→ Rendre l’habitat social compatible avec un mode de vie partagé et/ou participatif et engager l’habitant locataire quel qu’il soit en lui permettant de devenir acteur dans la transformation et la gestion de son cadre de vie;
→ Conjuguer intérêt particulier et collectif au sein des lieux de vie et faire du logement de qualité un levier de la revitalisation des territoires dits « détendus » en inventant une nouvelle manière de vivre à la campagne;
→ Produire du logement locatif abordable compatible avec des innovations dans les modes d’habiter et les usages notamment en offrant des espaces partagés généreux tout en garantissant un équilibre économique global de projet.
A l’appui du cas d’étude de la reconversion de la Minoterie de Navarrenx, porté par la société civile immobilière (SCI) Bailko accompagnée par Ville en Œuvre, cette note dresse les principaux enseignements et recommandations pour faire atterrir, du point de vue opérationnel et financier, un projet de reconversion d’un patrimoine rural en un lieu de vie mixte et participatif.
Les acteurs associatifs jouent un rôle clé dans les réflexions et la mise en œuvre de projets d’habitat innovant. Par leurs propositions, ils font bouger les lignes et permettent d’envisager d’autres manières d’habiter. Ces mêmes acteurs sont cependant rapidement confrontés aux difficultés liées à la mise en œuvre d’un projet immobilier: langage propre à ce secteur, montages juridiques et financiers complexes, difficultés administratives, complication à obtenir des financements…
La présente note a vocation à aiguiller les acteurs associatifs sur les montages juridiques et financiers à envisager pour faciliter la sortie opérationnelle de leurs projets.
Alors que la production de déchets tend à dépasser la consommation de matières premières et que ces dernières se raréfient, il convient de réfléchir à de nouvelles façon de consommer. Dans la filière des matériaux de construction, l’économie circulaire n'est pensée qu'à travers le recyclage. La production de déchets liée au BTP est égale à 70 % de la production totale en France, soit 250 millions de tonnes de déchets produits par an, et seulement 50% entrent dans une filière de recyclage. Dans ce cadre, le premier levier à travailler est celui de la diminution de la production... et le réemploi des matériaux de construction est une des réponses. Cette note a pour objet de mettre en lumière les éléments à prendre en considération à toutes les phases de la mise en oeuvre opérationnelle d'un projet: programmation, conception et réalisation.
De l'atelier Canal. Troisième ouvrage de la série de recherches CTZ, après Construire Réversible (2017) et Transformation des Situations Construites (2020). S'intéresse à l'avenir des zones délaissées et à leur potentiel face au ralentissement de l'imperméabilisation des sols.
COLOCATION, COLIVING, COHOUSING, HABITAT INCLUSIF, INTERGÉNÉRATIONNEL, GROUPÉ, PARTICIPATIF…
Dans les opérations de logements collectifs neufs, la multiplication des offres de « cohabitat » témoigne à la fois des tentatives d’adaptation à de nouvelles demandes sociales et de la structuration d’un marché et d’un écosystème d’acteurs en plein essor.
Face au coût du logement, à la solitude en ville, au vieillissement de la population et à la généralisation du télétravail, les espaces partagés y sont tour à tour synonymes d’une économie de ressources et de moyens, de lien social, de convivialité et d’entraide, mais aussi d’apprentissage du « faire ensemble ». En parallèle, si l’achat d’un logement est une aspiration largement partagée (pour constituer un patrimoine, éviter de payer un loyer à fonds perdu), elle est, de fait, de plus en plus contrainte (hausse des prix, coût de l’emprunt). La présente note se propose de lire l’offre existante d’espaces partagés dans l’habitat collectif à l’aune de cette double-aspiration au partage et la propriété du logement.